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CPIE des Pays Creusois
Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles de la Haute-Vienne CPIE de la Corrèze

Myriophyllum aquaticum (Velloso) Verdc.

 

IDENTIFICATION

Origine : Amérique du Sud et Amérique Centrale

Introduite au Jardin Botanique de Paris avant 1938

 

Description :

Plante aquatique vivace.

Taille :        jusqu’à 3 à 4 m dont 40 cm au-dessus de la surface.

Fleurs :       blanches et petites (1 mm de diamètre), situées sur de longs pédoncules fins blancs issus de l’aisselle des feuilles.

Feuilles :     les feuilles immergées sont vert clair alors que les feuilles émergées sont plus sombres. Elles sont disposées en rameaux de 3 à 5 cm de diamètre et comportent de 8 à 16 segments, verticillées par 4 à 6, elles sont donc fortement découpées

Tiges :        noueuses de 3 à 4 m de longueur.

Racines :    peuvent se développer à chaque nœud de feuilles

 

Dissémination/ Reproduction :

En France, cette espèce se reproduit uniquement par voie végétative à partir de la fragmentation et du bouturage des tiges qui se fragmentent en s’allongeant. Ces dernières sont ensuite disséminées par l’eau pour coloniser de nouveaux milieux. Ces fragments peuvent se déplacer plusieurs jours avant de s’ancrer dans le substrat.

Absence de reproduction sexuée en France, car seuls des plants femelles semblent être présents.

Habitat :

Elle se développe dans des milieux d’eaux stagnantes ou faiblement Cette plante s’observe dans des milieux riches aussi bien à fond vaseux que sableux. On la retrouve dans les fossés, bordures de plan d’eau, bras morts de grands cours d’eau lents, zones humides...

DESCRIPTION DES RISQUES

Risques pour l’homme :

Pas de risque.

Risques pour l’environnement :

La prolifération de la plante entraîne une modification du fonctionnement des écosystèmes et de leurs équilibres biologiques. En effet, en l’absence de prédation naturelle et par leur grande capacité à croître et se multiplier rapidement, le myriophylle du Brésil forme rapidement des herbiers mono-spécifiques denses qui empêchent le développement des espèces locales. Le milieu se trouve donc fortement appauvri.

 

 

PREVENTION

Gestion et contrôle :

Moyens pour éviter la propagation de la plante :

- Ne jamais vider l’eau d’un aquarium dans la nature (mare, fossés, rivière…),

- Eviter d’acheter cette plante et sensibiliser autour de vous (aquariophiles, animalerie…) sur les déséquilibres qu’elle engendre dans nos milieux naturels,

- Ne pas intervenir par arrachage, épandage d’herbicide ou tout autre moyen d’éradication sur une station repérée dans la nature, sans un avis et un encadrement adéquat.

 

 

 

 

 

ELIMINATION

Petits herbiers :

L’arrachage manuel permet de s’assurer de l’élimination de toutes les parties de la plante (immergées et enterrées). Autres atouts : peu traumatisante pour le milieu, minimise le risque de propagation des boutures.

Grands herbiers :

Cette méthode nécessite une machine dotée d’un godet adapté pouvant à la fois récupérer les parties aériennes, immergées ainsi que les racines

Quel que soit la méthode utilisée : poser des filets (maille 1x1 cm) à l’amont et l’aval immédiat de la zone d’action afin de ne pas participer à la dissémination de cette plante.

 

 

 

 

CONFUSIONS POSSIBLES

 

Des myriophylles indigènes existent : les Myriophylle à fleurs alternes (Myriophyllum alterniflorum), le Myriophylle verticillé (Myriophyllum verticillatum) et le Myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum).

Les deux premiers produisent rarement des tiges aériennes, la confusion n’est donc que peu probable. Par contre, le Myriophylle en épi peut, en cas d’assèchement, développer des feuilles aériennes verticillées par 4. A l’extrémité des tiges, on peut observer des bourgeons rouges.